miércoles, 1 de abril de 2020

ACTIVIDAD DE TIMOTEO VILLA


Titre: Les apparences sont parfois trompeuses II : photo de famille
Introduction
Après avoir décrit deux images en noir et blanc représentant des familles dans un wagon, les étudiants devront découvrir le mystère contenu dans ces images, et à l'aide de ces images ils pourront émettre d'autres hypothèses sur d'autres mystères possibles, jusqu'à découvrir toute la vérité, qui est liée au titre général de ces activités: « les apparences sont parfois trompeuses ». Grâce à l'élément de surprise, cette activité est un bon moyen de parler français et d’éveiller la curiosité des élèves.
Contexte Etant donné que les images sont sans texte en français et que l'activité est de décrire ces images et essayer d’en savoir plus sur leurs significations, nous pouvons travailler avec des élèves de différents niveaux dans la même classe, en tenant compte du fait que leur niveau déterminera la nuance et la richesse du vocabulaire à travailler.
Objectifs d'apprentissage Cette activité nous permettra de travailler sur les différents types de structures interrogatives, en particulier les structures avec lesquelles nous pouvons exprimer l'hypothèse en français. En interprétant les images, les élèves peuvent exprimer différents degrés de probabilité de l'information, de l'évidence et l'assurance jusqu'à l'impossible ou l’improbable: Il est impossible, il est possible, il semble peu probable que, de toute évidence, il est clair que, cela est évident, et ainsi de suite. Elle permettra également de travailler les modes utilisés.
Description du processus que l'enseignant doit développer Dans un premier temps, on distribue la première image aux étudiants. Ensuite on peut procéder au minimum de deux façons. L'enseignant peut poser des questions afin que les élèves décrivent l'image et fassent des hypothèses, ou bien les étudiants eux-mêmes posent des questions à l'enseignant afin d'obtenir les informations nécessaires pour comprendre l'image. Il n'est en principe pas nécessaire de prévenir les étudiants sur le fait qu'ils devront par la suite découvrir un mystère caché dans l'image, c'est de fil en aiguille qu'on arrivera à cette étape.
La première option fonctionnera plutôt avec les groupes d’un niveau plus faible, et on préfèrera la seconde aux groupes motivés. Une fois la description de l'image terminée et après avoir déterminé des hypothèses possibles sur la nationalité, le pays, la langue, l’âge, la classe sociale ou le niveau économique, la situation représentée, on va demander aux élèves s'ils arrivent à lire quelque chose dans l'image. Leur réponse est généralement constituée de lettres, parties de mots, ou bien des deux noms en anglais : Andrew et Glasgow. À partir de ces deux mots, on pourra traiter de l'identité de l'enseignant, qui peut
rappeler aux élèves le nom de famille et le lieu de naissance de sa mère et de son frère, Andrew et Glasgow. Cela servira aussi à rappeler qu’en France, on a uniquement un nom et pas deux comme en Espagne.
Une fois que les élèves ont compris qu'il s'agit d'un portrait de la famille de l'enseignant, nous passons en revue les hypothèses faites à ce jour pour faire face à la réalité, en posant une nouvelle interrogation: quels membres de la famille de l'enseignant peuvent apparaître dans l'image, en tenant compte de la date approximative de celle-ci? Encore une fois, faire des hypothèses jusqu'à ce qu'ils trouvent qu’il s’agit du grand-père de l'enseignant, qui est l'enfant qui pleure dans l'image. Les hypothèses pourront aussi se faire sur la raison des larmes, que l’enseignant connaît. Ensuite, on présente la seconde image mais sans le cadre avec les données d'exposition. On procède ensuite à la description et à l'interprétation, en la comparant à la précédente. Après avoir établi les différences avec la première image, en particulier au niveau de la classe économique et sociale, la question se pose sur si sur l'image on peut trouver un autre membre de la famille de l'enseignant. Les étudiants penseront souvent que c'est la grand-mère, une des filles.
Cette hypothèse permet de soulever la question du mariage entre membres de différentes classes sociales, ainsi que de discuter sur la probabilité que les familles concernées acceptent ou non l'union, à l'époque et dans le pays concerné. On verra alors que les étudiants ont tendance à avoir une position romantique: défendre le mariage d'amour, ou bien une plus matérialiste, celle de ceux qui ne peuvent croire qu’un mariage entre égaux, économiquement et socialement soit possible. Pour clore le débat, on pourra montrer l'image, cette fois en entier. Sachant qu’il s’agit de l'exposition au Musée d'Edimbourg, et ayant à présent la date de la photographie, ces données nous permettent de contredire l’hypothèse sur la grand-mère, car la photographie est trop ancienne.
On pourra terminer l'activité en demandant aux élèves de penser à un détail ou à une anecdote sur leur identité qui puisse être surprenante pour les autres, où les étudiants poseront des questions jusqu'à découvrir le mystère. Si les camarades ne parviennent pas à deviner, les étudiants sont invités à donner des indices pour faciliter la recherche. Grâce cette pratique, les élèves parlent et s’expriment en français, font preuve d’imagination et prennent conscience du fait que nous sommes tous entourés de petits mystères, et que souvent sans s’en rendre compte nous passons à côté par manque curiosité, ou faute de temps à consacrer pour se poser les bonnes questions. Promouvoir l'idée que chaque personne est un monde de découvertes est très utile dans la classe de français, car elle motive à s'intéresser davantage aux autres. La langue étrangère sera ainsi une excellente manière d’apprendre des autres, sur leur identité et leurs mystères. On peut terminer cette partie par une petite anecdote: l'enfant qui pleure dans la photo s’appelle exactement comme un cousin de la mère du professeur qui, aujourd'hui encore, est le manager du musicien Texas, ainsi que d’autres groupes, que les élèves pourraient connaître.
Finalement on peut leur montrer les trois images de la campagne de soutien aux sans-abris : « Ayons l’élégance d’aider ceux qui n’ont rien », de l’Association Aurore, et chercher à établir le lien avec les marques imités. Puis leur demander leur avis sur la campagne et sur le drame social qu’elle dénonce, ainsi que sur l’importance et responsabilité de l’Etat et de la société en général vis à vis de ces gens.
Titre: Les apparences sont trompeuses II: court-métrage: Strike 2
Introduction Après avoir projeté un court métrage en deux étapes : une première fois en s’arrêtant juste avant le dénouement, et une seconde jusqu'à la fin, l'élève doit faire des hypothèses sur ce qui se passe dans l'histoire, ainsi que les motivations possibles qui peuvent justifier le comportement des personnages. Les deux unités: Photo de famille (unité 4), et Strike 2 (celle-ci), partent de cet esprit d'émerveillement, d'une curiosité inconnue ou méconnue, et permettent de susciter chez les élèves un intérêt dans la poursuite de la vérité, en évitant de filtrer à chaque fois la réalité que nous percevons à travers les préjugés sociaux, moraux, la race ou l'ethnocentrisme, de connaître et de profiter pleinement de ce qui se cache derrière les apparences, souvent trompeuses.
Si nous enseignons une langue étrangère dans le seul but de l'apprentissage de la langue, nous oublions notre mission principale en tant qu'éducateurs, d'éduquer les gens libres capables de choisir leur vie, sans être victimes ou auteurs d'un préjudice ou
une convention. Nous pouvons nous inspirer de la pensée d'Albert Camus: « Seule la vérité peut affronter l’injustice. La vérité ou bien l’amour».
Contexte L'histoire est avant tout visuelle, le langage verbal est très peu utilisé, donc la compréhension du court-métrage sera accessible à n'importe quel niveau.
Objectifs d'apprentissage
Encore une fois, l’objectif est de pratiquer le français avec les structures nous permettant d'exprimer des hypothèses et des probabilités, et dans les activités mentionnées ci-dessus. Le sujet est le préjudice social et racial ainsi que l'immigration. On travaillera tout le vocabulaire nécessaire référant à ces questions: la discrimination, être un opportuniste, la confiance / méfiance, l'abus, l'exclusion, l'incompréhension, la xénophobie, le racisme, la pauvreté, la condescendance, la solidarité et la compassion, l'ignorance, le choc culturel, les droits de l'homme, le divertissement…
Description du processus que l'enseignant doit développer
Avant le premier passage du court-métrage, on peut présenter le synopsis comme s’il s’agissait d’une histoire ordinaire d'une situation quotidienne d’un étranger. Puis on visualise la première partie et on établit une hypothèse de départ sur ce qui se passe, avant de connaître la fin de l’histoire.
On peut voir le film à l’adresse suivante, d’une durée inférieure à 3 minutes:
http://www.arturoprins.com/obra/spots_tv/strike2.html
Il est dédié à tous les immigrants qui ont bâti le bien-être et le progrès en Espagne, mais il pourrait tout autant s’agir de la France. Au début du film on voit une femme au volant d'une voiture qui arrive sur un parking et qui est bouleversée parce qu'un autre conducteur gare sa voiture à la place sur laquelle elle voulait aller. Aussitôt elle se rend compte que c'est en fait une place réservée pour les personnes handicapées. Le principe est un premier indice au thème général du film, et nous pourrions même faire une première pause pour nous assurer que les élèves ont compris, et pour introduire le sujet, mais il semble préférable de suivre un peu plus loin afin que les élèves se concentrent sur l'histoire jusqu'au point d'intérêt principal.
Après avoir garé sa voiture, la femme entre dans une cantine ou un restaurant, probablement à l’université, et une fois son plateau déposé sur la table avec le repas, elle se rend compte qu'elle a oublié le pain et va le chercher. En revenant elle voit un jeune homme d'origine nord-africaine qu’elle croit être assis là où elle avait laissé son repas, et après un moment de réflexion elle s’assoit en face de lui, prête à partager avec lui son repas. Ils mangent tous les deux sur même plateau et, enfin, le garçon s’en va avec la pomme, le seul dessert, laissant la femme un peu confuse. À ce stade, nous devons une pause et demander aux élèves ce qui s'est passé et comment ils trouvent le comportement de chaque personnage. Les élèves présenteront ensuite leurs hypothèses et interpréteront les motivations possibles de chaque personnage. Par exemple: il veut manger, mais il ne peut pas se permettre de payer un repas, il s’agit certainement d’un pauvre immigrant sans papiers, elle comprend et accepte de partager sa nourriture, mais il semble injuste qu’il prenne la pomme à la fin ...
Une fois les hypothèses émises on peut demander aux élèves de suggérer une issue possible: l'homme revient et s'excuse avec une fleur, la femme va le chercher et demande des explications, ils tombent tous deux amoureux, ou encore le lendemain la même chose se reproduira et cela deviendra une habitude, ou éventuellement même la véritable fin, si par hasard on la devine.
On voit alors la fin, où les élèves découvrent que, lorsque le jeune étranger part elle remarque que son plateau était sur une autre table, avec son repas intact et sa veste posée exactement à l'endroit où elle avait laissée.
A partir de cette fin on peut discuter la question de l'immigration et des préjugés sociaux, sur la méfiance à l'étranger, la xénophobie et le racisme, et de la solidarité. Comme dernière activité on peut aussi demander aux élèves comment ils auraient réagi à la place de la femme ou de l’homme, ou de créer un petit scénario avec la verbalisation des pensées que peuvent avoir les personnages de l'histoire, à tout moment, en y intégrant si possible une touche d'humour.
Enfin, à tour de rôle, ils peuvent travailler en groupe un nouveau scénario, qui traiterait d’une mauvaise compréhension, d’un quiproquo dans une situation similaire à celle présentée, dans le contexte de leur pays afin d’être inspiré davantage. Si l'activité a bien fonctionné et a suscité l'intérêt des élèves, elle peut être suffisante pour permettre la suite de la conversation, mais en français, avant de proposer une autre activité finale.
Feuille de travail des étudiants
On n’a pas besoin de matériel spécifique, principalement parce qu'il s'agit de travail oral. Pour y accéder, on devrait idéalement être dans une salle informatique avec connexion Internet, ou dans la salle de classe avec un tableau ou un rétroprojecteur connecté à notre ordinateur portable.
Titre : Les apparences sont parfois trompeuses III: Paris, postal del cielo.
Objectifs didactiques
Grâce à une lecture et à un commentaire sur poème de Jaime Gil de Biedma: « Paris, postal del cielo », nous essayons de motiver les étudiants à réaliser leurs propres stéréotypes et préjugés, tout en découvrant une histoire d'amour qui se déroule dans une ville associée à l’amour, et décrite du point de vue d'un étranger. Même si on pourrait travailler sur la traduction en français, nous travaillerons exceptionnellement sur un document en espagnol afin de ne pas perdre la qualité littéraire du texte. Cela ne nous empêchera pas de faire le commentaire et les activités en français, profitant du texte original pour travailler la traduction. On pourra travailler les temps qui apparaissent dans le texte: le futur, l'imparfait, le présent, les adverbes et les marqueurs temporels pour étudier le déroulement chronologique du poème et de la différence entre description et narration, le lexique de l'amour et des sentiments, la ville, la rivière, la mémoire et le temps. On utilisera également le texte pour expliquer le changement dans l'ordre logique des mots dans le verset «y azul/ de un imposible el río tantas veces soñado» comme une figure poétique, ou la comparaison dans" Como sueño vivido ... como aquella canción" . D'un point de vue culturel, ce poème nous donne la possibilité de raconter une histoire d'amour qui se déroule à Paris, ville connue des étudiants. Ils peuvent découvrir comment les étrangers décrivent un lieu si familier, et à quel point le sujet de l'amour avec lequel ils se sentiront probablement identifiés - vu leur âge- est également présent dans les pages de la littérature étrangère, ici de l'Espagne, est lié à cette ville lumière. Ce qui pourrait attirer davantage l'attention des élèves, c’est de découvrir, après avoir lu et compris le poème, et sachant qu’il s’agit d’une histoire d'amour entre deux personnes à Paris, qu’une de ces deux personnes est un homme, et que l'autre aussi. Même si rien dans le texte nous dit que l'un des personnages est une femme (le pronom «tú» et le possessif «tu» font référence à la deuxième personne), la voix qui raconte l'histoire comme l'un des participants est masculine (et nous savons de l'adjectif "dichoso"), consciemment ou inconsciemment, on suppose machinalement que l'autre personne est une femme. Découvrir qu’il s’agit d’un homme, nous aide à comprendre ou à se souvenir que l'amour n'est pas un sentiment unique de couples hétérosexuels. Il sera intéressant de voir dans quelle mesure ce constat les a surpris, et comment ils réagissent, s'ils montrent de l’acceptation ou du rejet devant le fait, s’ils sont clairement homophobes ou bien au contraire, ainsi que la compétence ou la maladresse des étudiants pour découvrir le mystère, si leur réaction est immédiate ou non, et le possible  conflit que l’acceptation pourrait provoquer.
Description du processus que l'enseignant doit développer Comme lecture préliminaire du poème, on peut introduire le sujet en parlent de l'image que nous avons de Paris en Espagne et dans le monde entier, et leur relation avec l'amour. Cela peut se faire, en principe, en écrivant le mot "Paris" sur le tableau et en demandant aux élèves des idées, des mots, des pensées ou des sentiments liés à ce mot, jusqu'à ce que quelqu'un parlera du romantisme, de l’amour. Ensuite, on peut effectuer une lecture complète, soit l'enseignant à voix haute, ou en faisant lire les étudiants un à un à haute voix, pour comprendre le thème global du poème, et établir un premier aperçu de l'histoire. Ensuite, et en strophes, on verra le contenu et le vocabulaire pour comprendre les nuances du texte, la temporalité, et ainsi de suite. Avec des questions courtes sur le contenu on avance progressivement vers une compréhension globale du texte. A ce stade les étudiants assumeront généralement que le second personnage est une femme. Une fois le texte compris, on peut aborder plus précisément les aspects importants de grammaire, de manière à ce que les élèves comprennent bien les équivalents en français: le présent, les structures comparatives, l’interrogation ... Une fois que tout est discuté et expliqué, et que les étudiants attendent de passer à une autre activité, on traitera alors du mystère du second personnage : de qui s’agit-il réellement et pourquoi le narrateur le décrit à peine. Bien sûr, cet ordre est souple, et si pendant la phase de compréhension de texte apparaît directement une hypothèse intéressante sur la partie mystérieuse du texte, il vaut mieux saisir l'instant et laisser les aspects grammaticaux pour la fin. Les élèves chercheront dans le texte les références au deuxième personnage et réaliseront qu'il n'y a que les pronoms, les verbes et les adjectifs possessifs à la deuxième personne, qui offrent peu de lumière sur le personnage, on sait la langue qu’il ou elle parle et sa nationalité, mais exprimé à travers le pays et non pas un adjectif au masculin ou au féminin. Nous avons tendance à réagir dans ce cas qu'il s'agit d'une femme espagnole. Pour atteindre l'objectif ultime il nous faudra continuer à insister sur l'identité du personnage, afin qu'ils puissent réfléchir à ce qu'ils prennent pour acquis, et la dernière question, si personne n’a remarqué auparavant, est souvent qu’est-ce qui nous indique dans le texte qu’il s’agit d’une femme? Ils se rendront alors compte qu’il n'y a rien dans ce texte qui le justifie et on donnera l'hypothèse qu’il s’agit d’un homme, contrairement à ce que tout le monde ou quasiment tout le monde s'attend. À ce stade, on entendra souvent des phrases homophobes dans leur langue maternelle, comme une plaisanterie et les ballonnements, qui peuvent être utilisés pour introduire le débat sur des préjugés sociaux ou les schémas mentaux, le mariage homosexuel et l'adoption en Espagne. Il sera aussi temps d'expliquer que, bien que rien dans le texte ne justifie qu’il s’agit d’une relation homosexuelle, il suffit de lire la biographie du poète espagnol en question, à savoir, Jaime Gil de Biedma, pour apprendre qu'il s'agit d'un des écrivains ouvertement gay de son époque, malgré la force de la pression morale pendant la dictature.
París, postal del cielo
Ahora, voy a contaros cómo también yo estuve en París, y fui dichoso. Era en los buenos años de mi juventud, los años de abundancia del corazón, cuando dejar atrás padres y patria es sentirse más libre para siempre, y fue en verano, aquel verano de la huelga y las primeras canciones de Brassens, y de la hermosa historia de casi amor. Aún vive en mi memoria aquella noche, recién llegado. Todavía contemplo, bajo el Pont Saint Michel, de la mano, en silencio, la gran luna de agosto suspensa entre las torres de Notre-Dame, y azul de un imposible el río tantas veces soñado -It's too romantic, como tú me dijiste al retirar los labios. ¿En qué sitio perdido de tu país, en qué rincón de Norteamérica y en el cuarto de quién, a las horas más feas, cuando sueñes morir no te importa en qué brazos, te llegará, lo mismo que ahora a mí me llega, ese calor de gentes y la luz de aquel cielo rumoroso tranquilo, sobre el Sena? Como sueño vivido hace ya mucho tiempo, como aquella canción de entonces, así vuelve al corazón, en un instante, en una intensidad, la historia de nuestro amor, confundiendo los días y sus noches, los momentos felices, los reproches y aquel viaje -camino de la cama- en un vagón del Metro Étoile-Nation.
[Jaime Gil de Biedma. Las personas del verbo. Seix Barral. Barcelona 2000]
Les trois unités: Paris, postal del cielo, Photo de famille, et Strike 2, partent de cet esprit d'émerveillement, d'une curiosité inconnue ou méconnue, et permettent de susciter chez les élèves un intérêt dans la poursuite de la vérité, en évitant de filtrer à chaque fois la réalité que nous percevons à travers les préjugés sociaux, moraux, la race ou l'ethnocentrisme, de connaître et de profiter pleinement de ce qui se cache derrière les apparences, souvent trompeuses. Si nous enseignons une langue étrangère dans le seul but de l'apprentissage de la langue, nous oublions notre mission principale en tant qu'éducateurs, d'éduquer les gens libres capables de choisir leur vie, sans être victimes ou auteurs d'un préjudice ou une convention. Nous pouvons nous inspirer de la pensée d'Albert Camus, citée comme réflexion finale:« Seule la vérité peut affronter l’injustice. La vérité ou bien l’amour».

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